De plus, les contraintes imposées pour le bon fonctionnement d'une ligne de tram et notamment la limitation des croisements de la ligne avec le flux automobile, obligent en une redistribution de la circulation qui va, dans les faits, concentrer des flux jusqu'alors répartis sur des rues à faible gabarit comme ce sera le cas dans la rue du Gris-de-Lin et la rue Cugnot. Dans une moindre mesure, on retrouvera une même situation pour la rue Etienne Mimard. Mais surtout, compte tenu du fait que l'objectif du projet est de transformer l'hyper-centre de Saint-Etienne en simple lieu de transit d'une desserte de ville à ville, il est difficilement contestable que, lorsque la connexion sera réalisée à Bellevue, les nuisances, par le fait du passage train/tram de par sa nature et sa fréquence, va apporter dans la rue Gambetta, le cours Victor Hugo, place du Peuple, avenue de la Libération et place Fourneyron une nuisance d'une importance peu imaginable puisque, aussi bien, aucune ville n'a jusqu'alors envisagé l'idée de faire passer un train/tram dans son hyper-centre. 2.3 Un train/tram sans justification La ville de Saint-Etienne bénéficie d'un réseau ferré qui ceinture d'une façon parfaite son centre-ville. 2.4 Un espace architectural patrimonialement fort Hormis le blockhaus des Ursules, sur lequel fort à propos la ville vient de faire procéder à l'enlèvement d'une partie de sa dalle, l'espace architectural constitué par la rue du Général Leclerc et le cours Victor Hugo mérite attention, plus encore l'avenue de la Libération avec ses immeubles Lamaizière et Noulin-Lespès, constitue un ensemble architectural cohérent et de premier ordre. Il serait inapproprié d'intervenir dans ces lieux sans tenir compte de leur qualité. Est-il prévu l'intervention d'un architecte du patrimoine pour traiter ces espaces ? L'avis de l'architecte des Bâtiments de France a-t-il été sollicité ? Par ailleurs, la superposition de cette nouvelle ligne de tram sur la couverture du Furan soulève des questions certes d'ordre technique mais aussi patrimonial. Que restera t-il de ces ouvrages en pierres voûtées lorsqu'elles auront été abaissées et munies d'une dalle en béton armé que ce soit sur le cours Victor Hugo et plus encore celles situées sous la place du Peuple datées du XVII ème siècle ? Dans d'autres lieux, de tels ouvrages susciteraient l'intérêt, une mise en valeur et l'organisation de visites. La question reste posée, alors que la désinvolture avec laquelle notre ville traite son patrimoine devient de notoriété publique, à telle enseigne que lors de la récente et brutale destruction de la maison Peurière du XVIII ème siècle, la société savante la plus représentative du patrimoine stéphanois a écrit :
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